lundi 17 décembre 2012

Le Hoggar

















Traversé par le tropique du Cancer à 80 km au nord de Tamanrasset, le Hoggar (du tamachek Ahaggar) couvre une superficie d'environ 540 000 km2, soit le quart de la superficie totale de l'Algérie.
À l’est de Tamanrasset, s’élève la plate-forme de l’Atakor, paysage sidérant où champs de lave tiennent une grande place, où l'altitude est partout supérieure à 2 000 m et sur laquelle les volcans démantelés font des saillies affleurant les 3 000 m.
Son plus haut sommet, le mont Tahat au centre de l'Atakor, culmine à 2 918 mètres et domine l'Algérie.
Le plus célèbre site du Hoggar, chanté par nombre de poètes et de romanciers, est l’Assekrem, à 80 km de Tamanrasset à vol d’oiseau et facilement accessible par piste. L’Assekrem accueillit l’ermitage d’été de Charles de Foucauld, qui s’y installa en 1911.
Véritable désert de pierres, le Hoggar est essentiellement constitué de roches volcaniques.
L'érosion a façonné un étonnant paysage tout en pitons acérés. Du fait d’un climat moins extrême que le reste du Sahara, le Hoggar est un important refuge pour certaines espèces animales et végétales. D’un point de vue écologique, il peut être différencié du reste du Sahara.
Le massif du Hoggar est aussi le pays des Touaregs appelés Kel Ahaggar.
Près de la ville de Tamanrasset, dans l’oasis de Abalessa, il est possible de trouver le tombeau de Tin Hinan, une matriarche ancêtre des Touaregs du Hoggar. Selon la légende, Tin Hinan viendrait du Tafilalet, dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc.
L'immensité de ces étendues de pierres, la beauté sidérante de ce relief volcanique, avec ses éboulis de basalte et de porphyre, invitent à la contemplation mystique. A l'exemple de Charles de Foucauld, des ermites chrétiens ont longtemps vécu dans les huttes de pierres du Hoggar.
Tamanrasset

Saoura
















Carrefour des civilisations, trait de vie dans le Sahara, l’ancienne route du Soudan occidental borde une région magnifique, la vallée de l’oued Saoura, adossée au massif du Grand Erg occidental. Cet oued, un des plus importants du pays, est alimenté par des eaux de l’Atlas saharien et du Haut-Atlas marocain. Sa description par Ibn Khaldoun remonte au XIVe siècle.
D’ici, le paysage est d’une beauté à couper le souffle, les immenses dunes jaunes – jusqu’à 600 mètres de haut – semblent autant de vagues sculptées par le vent, en attente d’un improbable océan.
Béchar, édifiée sur le flanc du djebel Béchar, à près de 800 mètres d’altitude, la ville de Béchar et son centre minier sont au carrefour de plusieurs routes sahariennes importantes entre le Tafilalet, le Touat, le Gourara, voire le Mali et la Mauritanie. Sa création récente se voit à son centre-ville, ses rues tracées au cordeau. L’ancienne ville, le ksar aux rues couvertes, retiendront l’attention, ainsi que sa palmeraie de 20 000 arbres, d’où la vue sur le djebel Béchar est splendide au coucher du soleil… Aïn Sefra
Comme dernière demeure, au début du siècle dernier ,est une ville tourmentée. Tourmentée par l’eau, l’oued et ses crues dévastatrices, mais aussi par le sable qui s’engouffre partout par jour de grands vents. De là, vient un des paysages les plus singuliers du Sahara, ces immenses rangées de peupliers censées protéger le centre-ville. Oasis splendide sur les contreforts des monts Ksour, sa visite ainsi que celle des environs sont une succession de surprises et d’enchantement. De l’émouvante tombe d’Eberhardt, dans le cimetière de Sidi Boudjema, aux sites rupestres de djebel Mahisser, en passant par le cratère volcanique de Aïn Ouarka, Aïn Sefra est l’une des plus belles haltes du Sahara oriental.

l'algerie en generale

L'Algérie est riche d'un patrimoine culturel qu'il est important de protéger et de sauvegarder, mais aussi de préserver de l'oubli autant que des injures du temps. C'est un patrimoine d'une richesse exceptionnelle qui traduit dans toute sa plénitude une histoire millénaire, façonnée par des apports civilisationnels multiples, par des habitudes, des traditions et des coutumes qui plongent leurs racines dans une façon de vivre qui reflète bien le génie du peuple. Une des marques de la personnalité multiple de l'Algérien est cet attachement à la célébration quasi-rituelle des coutumes et fêtes locales qui montrent la diversité du patrimoine culturel algérien. Cet attachement a parfois subi l'usure du temps.
C'est pourquoi aujourd'hui, il y a un véritable travail de renaissance à mener, de restauration et une volonté d'ancrer de nouveau cette tradition qui vient du plus profond de notre histoire faisant partie prenante de la conscience collective. Cet objectif s'inscrit en lettres d'or dans le programme de redynamisation de la politique du tourisme dans notre pays, car il constitue un élément central, voire névralgique de celle-ci.
Nous vivons en effet une époque où la plongée dans le passé, agit comme une fascination, et le retour aux sources comme une marque d'attachement à des valeurs australes que les vicissitudes de la vie moderne ont pu parfois altérer.
Il y a dans la richesse de ce passé un extraordinaire vivier qu'il nous faut préserver et transmettre. Il est un élément constitutif de notre personnalité et un gisement au service d'une politique touristique qui retrouve ses marques dans notre pays. Cela à travers une prise en charge en termes d'objectifs à atteindre, une mise à disposition de moyens, l'appel à un partenariat mutuellement avantageux et une implication de l'initiative privée nationale et extérieure qui est une source inépuisable de richesses.

TRANSPORTS ET INFRASTRUCTURES

INFORMATIONS PRATIQUES POUR LES
VOYAGEURS SE RENDANT EN ALGERIE:
TRANSPORTS ET INFRASTRUCTURES
Les routes :
Les distances à parcourir par voie terrestre sont longues. Le réseau autoroutier reste limité. Un projet d'autoroute Est-Ouest est en cours de réalisation. Le réseau routier bitumé non autoroutier est assez bien
maillé, avec la plus forte densité en Afrique (107 000 km de routes.)
Le parc automobile algérien avoisine les 3 millions de véhicules. Il est en constante augmentation. Le bus demeure le premier moyen public de locomotion terrestre, suivi du train et du taxi. Au Nord du pays, les réseaux de bus et de taxis sont bien développés avec des liaisons régulières entre les principales villes. En direction du Sud, il existe des routes qui nécessitent des actions de maintenance.

Le chemin de fer :
L'Algérie dispose d'un réseau de voies ferrées de 4 000 km dont une partie est électrifiée. Les liaisons ferroviaires les plus denses et les plus fréquentes sont situées le long de la côte et desservent toutes les principales villes portuaires. Le sud est relié par deux lignes, Béchar (Ouest) et Touggourt (Est) qui sont les stations les plus méridionales.
Le transport maritime :
L'Algérie possède un ensemble de 10 ports marchands et de 35 ports de pêche. Les principaux ports marchands sont : Alger, Oran, Annaba et Djendjen qui totalisent 75% du trafic. Les terminaux d'exportation des hydrocarbures sont : Alger, Arzew, Skikda, Béjaï a et Annaba.
Le transport maritime de passagers est développé : près de 30% des personnes voyageant entre l'Europe (France et Espagne) et l'Algérie empruntent ce moyen de transport. C'est l’Entreprise Nationale de transport des voyageurs (ENTMV) qui effectue des traversées régulières entre l'Europe - à savoir la France (Marseille et Sète) et l'Espagne (Alicante, Barcelone et Palma de Majorca) - et l'un des cinq ports internationaux de transport de voyageurs d'Algérie (Alger, Oran, Béjaï a, Skikda et Annaba).

Le transport aérien :
Il y a en Algérie 33 aéroports, dont plusieurs aéroports internationaux : notamment Alger (Houari Boumediène), Annaba, Constantine, Tlemcen et Oran. Plus d'une trentaine de villes algériennes bénéficient de liaisons intérieures. Une vingtaine sont reliées directement à Alger.
Air Algérie est la principale compagnie aérienne opérant en Algérie. Des compagnies étrangères, comme Air France, Aigle Azur et Alitalia, desservent le pays.

Musées

jeudi 29 novembre 2012

Le développement touristique en Algérie

 Le tourisme international demeure une activité stable et en forte croissance au niveau mondial mais par pays, il s’avère au contraire vulnérable aux “chocs” économiques, socioculturels, sanitaires, politiques, environnementaux. Peu maîtrisable à l’heure du système mondial de distribution du voyage, des alliances et fusions des opérateurs mondiaux engagés dans le tourisme, du système informatisé de sa réservation ou simplement de son appareillage de mesure statistique actuellement biaisé et non opérant.

Or, la demande touristique internationale continuera aux horizons 2025 de privilégier des relations Nord/Nord pays développés et restera hypothétique en direction de l’Algérie : les scénarios prospectifs des experts internationaux ne lui réservent que 0.4 % de parts du marché touristique mondial.
Par ailleurs, le “nouveau” positionnement du tourisme algérien perpétue un discours de la “durabilité d’une promotion touristique” recadré dans une politique marketing bien plus que le choix d’un “tourisme durable” : un scénario vieux de 40 ans est ainsi réitéré.

Les référents à un tourisme dépendant des Tours Opérators étrangers, gigantisme des structures d’hébergement sont toujours là et importent des expériences touristiques méditerranéennes dont peu d’enseignements ont été tirés et qui s’avèrent lourdes de conséquences financières et environnementales.
Le modèle touristique algérien aux horizons 2025
Il aura à conjuguer une demande internationale infime dans un Bassin méditerranéen fortement concurrentiel (Maroc, Tunisie, Libye, France, Espagne, Italie) continuant d’investir un littoral balnéaire saturé pour une durabilité du tourisme incompatible avec les méga projets touristiques privilégiés.
Mais la question qui se pose est de savoir si la recherche d’un “tourisme durable”, “responsable”, “solidaire”, “éthique” contenu dans un cahier des charges n’engageant pas juridiquement prescripteurs et souscripteurs, peut ou non cohabiter avec les règles d’un tourisme s’appuyant sur celles de la commercialité, des économies d’échelle, des taux de remplissage, de la génération maximale de bénéfices pour les actionnaires et de la domination des Tours Opérators....

quatrième destination en Afrique

L’Algérie prévoit de mettre le tourisme au premier plan dans une volonté de d iversification de l’économie, d’attrait d’investissements d irects étrangers et de création d’emplois». relève Oxford Business Group.
«Alors que le pays fait face à une rude concurrence de ses voisins – le Maroc et la Tunisie, deux destinations touristiques bien établies – pour attirer plus de visiteurs et les revenus qui y sont liés, d’importantes initiatives ont été lancées dans le but d’améliorer sa position », souligne OBG. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’Algérie est la quatrième destination la plus populaire en Afrique après le Maroc, la Tunisie et l’Afrique du Sud.
Toutefois, ces dernières années ce pays du Maghreb a eu du mal à attirer de nouveaux segments touristiques. Selon OBG, l’Algérie a eu près de 1,9 million de touristes en 2009, soit une augmentation de près de 8% d’une année sur l’autre, la vaste majorité d’entre eux – environ trois quarts – étaient des Algériens expatriés de retour au pays.
« Cette année, les recettes générées par le tourisme en Algérie ont été estimée à 330 millions de dollars, contre 3,4 milliards de dollars en Tunisie» compare Oxford Business Group. Le plan de développement national du tourisme nommé Schéma Directeur d’Aménagement Touristique (SDAT), lancé en 2008, vise à accroître le nombre de touristes pour atteindre 2,5 millions en 2015 et 20 millions en 2025.
Le plan comporte cinq piliers majeurs: promouvoir l’Algérie comme destination touristique de premier choix, développer des pôles touristiques d’excellence, introduire des contrôles de qualité, encourager les partenariats public-privé et attirer des investissements. Le gouvernement a récemment pris des mesures pour exploiter le potentiel de l’Algérie comme destination balnéaire et d’écotourisme.
Le 9 Décembre dernier, le ministère du Tourisme a déclaré que 48 milliards de dinars algériens (624 millions de dollars) seront mobilisés pour rénover et moderniser 47 hôtels et stations thermales construits dans les années 1970 à travers le pays. Bien que le dossier soit toujours en attente d’approbation par le Conseil des participations de l’Etat (CPE), 2 milliards de dinars algériens (26,9 millions de dollars) seront immédiatement affectés à la rénovation de neuf hôtels du sud du pays.
De même, 49 accords concernant des projets touristiques ont été signés avec des investisseurs algériens en marge du 11ème Salon international du tourisme et des voyages (SITEV 2010), qui s’est tenu début décembre 2010à Alger. La réalisation de ces projets hôteliers devrait créer 7.767 emplois et accroître la capacité d’accueil de 5.200 lits.
Cela s’ajoute aux 474 projets – représentant une capacité totale de 45.000 lits et générant 68.000 emplois – lancés par le SDAT en 2008 sur la base d’un partenariat public-privé. Les nouveaux projets porteront la capacité à 50.000 lits (avec le gouvernement visant 70.000 lits à l’horizon 2015).
Début décembre 2010, le ministre du Tourisme, M. Mimoun, a également annoncé la construction de 20 villages de vacances de type bungalow, dont six dans le Sahara et quatorze dans les régions du nord du pays.
La rénovation et la modernisation de l’hôtel cinq étoiles El Aurassi, un des plus grands bâtiments d’Alger, estimées à 75,6 millions de dollars, et lancées dans le cadre du plan SDAT à la fin Octobre 2009, seront achevées en Juillet 2011. La construction de 24 hôtels par le groupe Mehri – en partenariat avec la chaîne hôtelière française Accor – est également en bonne voie.
Fin Janvier 2009, le premier hôtel a ouvert ses portes près de l’aéroport Houari Boumediene d’Alger et quatre autres sont en construction à Constantine, Oran et Tlemcen. Pour s’assurer que les structures touristiques répondent aux standards internationaux, le gouvernement a adopté le Plan Qualité Tourisme Algérie (PQTA). Selon ce plan, les établissements touristiques collaboreront avec des bureaux d’étude pour identifier leur faiblesse et leur axe d’amélioration.
Des bureaux d’étude relevant du ministère du tourisme procèderont alors à des inspections anonymes afin de déterminer si les établissements atteignent les standards requis. A la fin de l’année 2010, seulement 10% des structures touristiques en Algérie ont adhéré à ce programme. Le gouvernement a également souligné l’importance de la formation dans le secteur du tourisme.
Il existe encore peu d’écoles hôtelières algériennes qui offrent une formation spécialisée, cependant, de nouveaux programmes de formation ont été lancés. Par exemple, l’Entreprise de Gestion Touristique (EGT) d’Annaba et l’institut de formation du tourisme de Tizi- Ouzou spécialisé dans les domaines de l’hôtellerie et du tourisme, ont signé un accord de partenariat pour former le personnel de l’EGT.
Le représentant du secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), M. Frédéric Perret, a déclaré lors de la conférence de SITEV 2010, que le secteur du tourisme algérien a un potentiel important grâce à « ses plages méditerranéennes, son fascinant parc national de Djurdjura, ses trésors humains, culturels et historiques »
Cependant, relève Oxford Business Group, « d’importants obstacles à la croissance de l’industrie du tourisme persistent comme le manque d’infrastructures de qualité et, point crucial pour les touristes, la sécurité », faisant référence à une enquête publiée en Octobre dernier par le groupe de sondage Gallup, selon lequel « seulement 39% des Algériens se sentent en sécurité lorsqu’ils marchent seuls la nuit dans la ville où ils résident ».
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